Hier, pour salir quelqu’un, il fallait le filmer, l’enregistrer, ou le surprendre.
Aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire.
On peut fabriquer :
un faux dialogue WhatsApp où vous “reconnaissez” des faits graves,
un avis client qui affirme que vous avez escroqué quelqu’un,
une photo retouchée pour vous mettre dans une situation humiliante,
un audio avec votre voix qui “insulte” ou “menace” alors que vous n’avez jamais prononcé ces mots.
Et ce contenu peut tourner dans un groupe WhatsApp de voisins, un canal Messenger des parents d’élèves, un groupe d’immeuble, une story ou un avis public.
L’objectif est clair : vous faire perdre votre réputation, vos clients, votre crédibilité — en quelques heures.
La plupart des victimes réagissent en deux phrases :
“C’est faux !”
“Supprime tout de suite !”
C’est humain. Et c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire en premier.
Pourquoi ? Parce qu’une fois supprimé, vous n’avez plus aucune preuve exploitable. Vous n’avez plus rien à montrer à un juge, à un employeur, à un syndic, à un bailleur, à un assureur ou à la police.
Le réflexe à avoir avant toute chose n’est pas “crier au scandale”, ce n’est pas “répondre publiquement”, ce n’est pas “envoyer un long message privé”.
Le réflexe, c’est : figer la scène légalement.
C’est demander à un commissaire de justice (nouveau nom de l’huissier de justice) de constater la publication pendant qu’elle est encore visible :
le faux message ou la fausse conversation,
la photo ou la vidéo modifiée,
l’avis client inventé par IA,
l’audio cloné,
le post qui fait circuler ces éléments dans un groupe.
Le commissaire de justice décrit précisément :
où ça a été publié,
sous quel profil ou pseudo,
à quelle date et quelle heure,
le contenu exact (texte, image, son, vidéo),
le contexte autour (commentaires, légende, menaces, hashtags, etc.).
Ce constat devient une preuve exploitable. C’est une pièce officielle.
Parce que juste après le constat, oui, on peut exiger que ce soit retiré.
Mais si vous faites l’inverse (vous exigez la suppression avant de figer la preuve), la personne peut faire disparaître le contenu et ensuite nier l’intégralité des faits :
“Je n’ai jamais posté ça.”
“C’est un montage qu’il a créé lui-même.”
“Il invente pour me nuire.”
Sans constat, tout redevient parole contre parole.
Avec constat, ce n’est plus une discussion : c’est un dossier.
Beaucoup de gens nous demandent : “Est-ce que ça vaut vraiment le coup, ou est-ce que je dramatise ?”
Voici les situations où il faut agir immédiatement (pas demain, pas la semaine prochaine) :
Quelqu’un diffuse un faux screenshot de conversation où vous “admettez” des choses inacceptables.
Ce n’est pas un simple ragot. C’est potentiellement une atteinte à l’honneur, à la vie privée, ou une diffamation.
“Si tu ne fais pas ce que je veux, je publie ça partout.”
Ceci n’est pas “une dispute”, c’est un élément de chantage. À ce stade, la preuve doit être figée proprement.
Faux avis sur votre entreprise, votre cabinet, votre commerce, publiés en rafale, souvent écrits dans le même style, parfois manifestement générés automatiquement.
C’est du dénigrement organisé. Ça a un impact économique direct.
Un salarié ou un prestataire a copié vos tarifs confidentiels, vos fichiers internes, vos process, dans un outil d’IA en ligne “pour gagner du temps”.
Ça peut vous exposer commercialement et juridiquement.
Si ce n’est pas constaté proprement, vous n’aurez rien de solide pour agir ensuite.
Il faut être clair : ce type de constat n’est pas réservé aux grands groupes ou aux affaires pénales spectaculaires.
C’est utile :
Pour une personne qui se fait salir sur un groupe de quartier.
Pour un parent qui se retrouve accusé de propos inventés dans un groupe scolaire.
Pour un bailleur ou un syndic face à un occupant qui diffuse des accusations publiques dans la résidence.
Pour un artisan / restaurateur / indépendant ciblé par de faux avis “catastrophiques”.
Pour un employeur qui doit prouver une faute grave liée à la fuite de documents internes.
Vous n’avez pas besoin d’être une “grosse boîte” pour mériter une protection juridique.
Le constat d’utilisation de l’IA est la base. Une fois qu’il est fait, plusieurs options s’ouvrent :
Vous n’êtes plus en train de “supplier”.
Vous êtes en train de dire : ce contenu existe, il est daté, sa diffusion est prouvée, et il porte atteinte à mes droits. Vous exigez le retrait sur la base d’un élément concret.
Selon les cas, on peut aller sur injure, diffamation, atteinte à la réputation commerciale, concurrence déloyale, ou violation d’une obligation de confidentialité interne.
Même si vous ne partez pas tout de suite en procédure, vous avez du solide en main pour le moment où ça redeviendra utile (par exemple si la personne recommence, ou si une autorité vous demande des preuves).
Notre étude de commissaires de justice intervient notamment :
en Seine-Saint-Denis (Montreuil, Bagnolet, Romainville, Bobigny, Bondy, Noisy-le-Sec),
dans le Val-de-Marne (Saint-Maur-des-Fossés, Champigny-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Maisons-Alfort, Créteil),
et plus largement dans l’Est parisien.
Nous intervenons pour les particuliers, les entreprises, les indépendants, les bailleurs, les syndics, les DRH.
Notre rôle : figer la preuve avant qu’elle disparaisse.
Étude Declercq Charruyer
Commissaires de justice / Huissiers de justice
46 rue de Lagny, 93100 Montreuil
Standard : 01 41 63 67 20
Urgences constats numériques / réputation / faux avis : 06 40 60 73 91
On peut effacer un post. On peut nier une audio. On peut dire “ce n’était qu’une blague”.
Mais on ne peut pas effacer un constat régulier d’un commissaire de justice.
Si une IA est utilisée pour parler à votre place, vous salir ou vous menacer, ce n’est pas “juste d’internet”.
C’est actionnable — si vous réagissez au bon moment.